QUAND FAUT’IL S’ÉQUIPER D’UNE PROTHÈSE AUDITIVE ?
Quand faut-il s’équiper d’une prothèse auditive ?
Dès que l’on commence à entendre moins bien, car lorsque la perte auditive devient importante, la prothèse (ou aide auditive) ne restitue pas du jour au lendemain une audition normale.
Elle nécessite une véritable rééducation de plusieurs mois : il faut réhabituer son oreille, mais également son cerveau, aux sons qu’on n’entendait plus.
Or « en France, à peine 15% des personnes souffrant de pertes auditives sont équipées de ces appareils »
regrette Marc Froger, directeur de l’institut Paul-Cézanne. A cela plusieurs raisons :
une perte d’audition progressive peut longtemps passer inaperçue : le prix des aides auditives est élevé (de 400 à 3000 euros) :
enfin, les prothèses auditives restent mal acceptées.

Pourtant, plus de 5 millions de Français souffrent de pertes d’audition ! pour 6% la déficience est si profonde qu’elle nécessite une opération (pose d’implants cochléaire).
Pour tous les autres, une prothèse auditive peut suffire.
La plupart du temps, il s’agit d’un contour d’oreille : un boitier fixé derrière le pavillon renferme toute l’électronique (micro-phone, processeur, amplificateur, écouteur, pile).
Le son amplifié émis par la membrane de l’écouteur circule dans un tube de plastique qui contourne le pavillon et chemine jusqu’au conduit auditif.
Mais d’autres systèmes ont été récemment mis au point.
Une aide sur mesure
Aujourd’hui, il existe notamment une vingtaine d’appareils entièrement numériques qui s’adaptent très finement
non seulement l’aide auditive aux besoins de chaque utilisateur, mais aussi le profil de réglage de la prothèse à l’environnement sonore immédiat (brouhaha, conversation téléphonique… ).

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Depuis 2007, il existe même des prothèses compatibles Bluetooth.
Le dispositif de l’oreille droite devient alors capable de communiquer avec celui de l’oreille gauche, ce qui améliore la.
Gestion automatique de l’amplification du son.
Malgré ces innovations, la marge de progression reste importante.
Quel que soit le modèle, les prothèses couvrent une gamme de fréquences bien plus restreinte que celle perçue par l’oreille :
entre 125 et 8000 hertz pour l’oreille humaine. Aujourd’hui, les prothèses se contentent d’amplifier sélectivement les fréquences correspondant à la voix, et de diminuer le bruit sur les autres :
demain, peut-être parviendra-t-on à isoler la voix sur un seul canal et même à nettoyer le son entre les syllabes.
De quoi permettre de discerner la parole dans des environnements bruyants ou l’oreille humaine est perdue.
Les sourds entendrons-ils un jour mieux que les autres ?
Source science & vie
Définition wikipédia:
L’audioprothèse, appelée familièrement « appareil auditif », a pour objectif de compenser une perte auditive par un appareillage adéquat,
et de pouvoir selon les cas pallier les désordres donnés par la surdité dans la capacité d’orientation de la personne, la position du corps dans l’espace et sa trajectoire obtenue.
Elle a remplacé le sonotone à entonnoir.
L’appareillage auditif comprend :
le choix, l’adaptation, la délivrance, le contrôle d’efficacité immédiate et permanente de la prothèse auditive et l’éducation prothétique du déficient de l’ouïe appareillé.
Pour le soutien de l’audition, la prothèse auditive peut être externe.
Dans certains cas de surdité plus profonde, si cela est possible et que les conséquences de l’intervention acceptables, on peut disposer d’un dispositif implantable :
- prothèse auditive à ancrage osseux (en anglais : Bone Anchored Hearing Aid, BAHA) pour des cas de surdités dites de transmission ou pour des patients souffrant d’otites chroniques.
- Cette prothèse correspond en fait en un pilier en titane fixé chirurgicalement (sous anesthésie locale le plus souvent) à la corticale externe de la voûte crânienne et sur lequel
- se fixe un boîtier externe comprenant le microprocesseur et le micro.
- Les sons captés par le microphone sont transmis, via le pilier en titane ostéo-intégré, par voie osseuse directement aux oreilles internes, shuntant ainsi l’oreille moyenne pathologique[1] ;
- implants d’oreille moyenne indiqués principalement en cas d’insuffisance de résultats ou d’intolérance aux audioprothèses classiques,
- ces prothèses permettent de réhabiliter des surdités neurosensorielles ou mixtes.
- La différence fondamentale avec les audioprothèses conventionnelles est la nécessité d’un geste chirurgical permettant
- de connecter la prothèse directement dans l’oreille moyenne sur les osselets (enclume ou étrier) voire sur les fenêtres ovales ou rondes.
- Ces prothèses sont soit semi-implantables (micro omnidirectionnel externe) soit totalement implantables ;
- implant cochléaire dans des surdités dites de perception et lorsque l’oreille interne est trop altérée (par exemple à la suite d’une méningite).
- Afin de corriger les pertes auditive, dans le cas où les aides auditives classique ne sont pas où plus assez efficace.
- On recours à l’implantation cochléaire.
- Ce dispositif stimule directement et électriquement le nerf auditif par le biais d’une ou deux électrode(s) insérée dans la cochlée.
- Autrement dit ce dispositif shunte la voie par laquelle transite le signal sonore.
